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Idées reçues

#1 On va empêcher les artisans de travailler

FAUX. Les artisans et les livreurs (20% du trafic) souffrent de la très forte densité automobile à Paris. Les zones à trafic limité et le péage urbain permettaient de privilégier ces usages essentiels.

#2 C’est un rêve de bobos contre les plus défavorisés

FAUX. À Paris, deux conducteurs sur trois appartiennent aux catégories socioprofessionnelles supérieures. Tandis que les plus fortes concentrations de polluants atmosphériques sont relevées le long des grands axes, en particulier autour du périphérique, dans les quartiers les moins favorisés.

 

#3 C’est opposer Paris et sa banlieue

FAUX. Seulement un trajet Paris-banlieue sur quatre s’effectue en voiture. Ceux qui habitent en banlieue et viennent à Paris sont tout autant victimes de la pollution de l’air, du bruit et de l’insécurité routière que les Parisiens.

#4 Prendre un tel engagement, c’est un suicide politique

FAUX. Seul un tiers des ménages parisiens possède un véhicule automobile, qui est laissé la plupart du temps au parking. 65% des électeurs citent la pollution de l’air comme un enjeu déterminant pour leur vote.

 

#5 Les transports collectifs sont saturés

VRAI. Paris a le réseau de transports collectifs le plus dense au monde, mais c’est aussi la 6e ville la plus dense, derrière Bombay. Il faut bien sûr rendre les transports collectifs plus fiables, tout en promouvant l’usage du vélo pour les déplacements domicile-travail. Le Grand Paris a une marge de progression très importante : on y utilise son vélo pour aller travailler 4 fois moins qu’à Strasbourg, et 10 fois moins qu’à Copenhague ou Amsterdam.

#6 Le vélo, ça réduit l’espérance de vie

FAUX. Il y a 8 fois plus de risque d’avoir un accident grave en deux roues motorisés qu’en vélo. Et les utilisateurs réguliers du vélo ont 45% de moins de risques de cancer ou de maladie cardio-vasculaire que ceux qui optent pour des transports « passifs » comme la voiture ou le métro (voir l’étude conduite sur 100 000 personnes en Grande-Bretagne).