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Crédits illustration : Pierre Elie

JO 2024 : désobéissance civile pour dénoncer la construction d’un échangeur autoroutier !

Seine Saint Denis, Vendredi 7 mai 2021 – ce matin une cinquantaine de militant.e.s ont tenté de bloquer la rue devant le groupe scolaire Pleyel Anatole France pour y créer un parc arboré imaginaire, celui rêvé par les enfants et les habitant.e.s du quartier, à la place de l’échangeur autoroutier qui leur est imposé. Alternatiba Paris avec la coalition La Rue Est A Nous* accompagnés de parents d’élèves de la FCPE 93, Pleyel Avenir et de membres du Comité de Vigilance JO 2024 Seine Saint Denis, souhaitent ainsi dénoncer le drame sanitaire et social annoncé. Porté depuis 3 ans par les parents, leur projet alternatif n’a pas été entendu par les pouvoirs publics.

À Pleyel, comme dans d’autres quartiers de Saint Denis, les bulldozers des Jeux Olympiques 2024 sont déjà là. Leur objectif : construire des aménagements en vue des futurs JO, au détriment de leur impact écologique et social, bien loin des discours des organisateurs.

L’un des projets les plus désastreux : la construction d’un échangeur autoroutier devant l’école Anatole France, déjà située à tout juste 100 m de l’Autoroute A86. 4 à 6 voies qui seront à quelques mètres à peine de la cour de l’école maternelle et de l’entrée de l’école primaire. Ce sont 700 élèves qui vont se retrouver pris en otage au milieu d’un rond-point autoroutier. De quoi aggraver encore la situation sanitaire des enfants de l’école, mais aussi du quartier, déjà très affecté par la pollution de l’air et les nuisances sonores.

Les organisateurs des JO souhaitent mettre au cœur de leurs ambitions l’environnement, et léguer un héritage aux générations futures. Vraiment?
C’est ce double discours, porté par Anne Hidalgo, président de SOLIDEO, la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques, qui est pointé du doigt car c’est tout le contraire qui se passe en Seine-Saint-Denis. Quand on connaît les conséquences de la pollution de l’air sur la santé des enfants, un tel projet va à contresens de toutes les recommandations de l’OMS et des ambitions de la Ville de Paris.

Les militant.e.s et les parents d’élèves veulent montrer par leur action que des alternatives sont possibles et obliger les différentes parties à s’asseoir autour de la table pour en discuter. Comme la Loi Climat, qui n’a d’ambition que son nom, les infrastructures prévues par les JO 2024 ne répondent ni à l’urgence climatique, ni à l’urgence sociale ici à Pleyel.

Les Jeux Olympiques sont porteurs des valeurs du sport : équité et solidarité. C’est un moment fédérateur. Ce projet, de même que la destruction des Jardins d’Aubervilliers, vont dans le sens opposé à ces valeurs.

Ainsi, nous appelons les décideurs, particulièrement Mme Hidalgo, présidente de Solideo, Nicolas Ferrand, directeur de Solidéo, et Mathieu Hanotin, maire de Saint Denis et président de Plaine commune, a prendre leur responsabilité et se remettre autour de la table avec les parents d’élèves pour écouter leurs propositions et sauver cette école d’un désastre de santé publique.

Dans une zone urbaine déjà fortement défavorisée, où les recours en contestation sont rendus difficiles par le coût prohibitif de la justice et les freins de l’administration, ce projet illustre, une fois encore, l’injustice sociale qui règne en France. Bien loin des vélos plébiscités dans le cœur de la capitale, ici c’est le capharnaüm des voitures et la saturation de l’espace qui a de l’avenir.

“Nous souhaitons prouver que l’on peut faire de l’exceptionnel tout en étant durables. Nous souhaitons construire pour les villes et la population. Nous souhaitons surprendre avec un héritage respectueux pour les jeunes générations.” Anne Hidalgo

Faisons ensemble que ces paroles deviennent réalité.

 

Contact Presse : Vincent Bezaguet – 06 75 68 16 88 – bezaguet.vincent@gmail.com