Crédit Photo : Mikael Colville-Andersen

Pourquoi et comment ?

1. Diviser par deux le trafic routier à Paris  d’ici 2025, pourquoi ?

Pollution de l’air Espérance de vie

Sur le critère de la qualité de l’air, Paris est une lanterne rouge parmi les capitales européennes. La pollution de l’air y tue plus que le tabac, et diminue de deux ans l’espérance de vie. Or, plus de la moitié de la pollution de l’air est due au trafic routier. 

Sécurité Tranquillité

Avec 600 blessés et 3 morts par mois, le trafic routier est la principale cause de bruit et d’insécurité à Paris. 

Végétation Biodiversité Résilience

La température monte (42,6°C le 26 juillet 2019) et la biodiversité s’effondre. La solution ? Plus d’espace dévolu à la végétation ! Aujourd’hui, le trafic routier occupe 50% de l’espace public alors qu’il n’assure qu’un déplacement sur sept.

Climat

Pour respecter la trajectoire préconisée par le GIEC, il faut diviser par deux les émissions de carbone des transports à horizon 2025, et par quatre à horizon 2030.

2. Diviser par deux le trafic routier à Paris d’ici 2025, est-ce possible ?

Le trafic routier a été divisé par deux à Paris entre 1992 et 2018. Aujourd’hui, 70% des déplacements en voiture ou en deux roues motorisés ont une alternative propre immédiate : marche, vélo, transports collectifs.

D’autres métropoles ont réussi en quelques années à baisser significativement le trafic routier au profit de mobilités décarbonnées :

  • Copenhague : capitale mondiale des cyclistes, où le vélo assure la moitié des déplacements domicile-travail.
  • Amsterdam : ville où un tiers des déplacements sont effectués à vélo.
  • Ljubljana : capitale verte 2016 de l’Europe.
  • Oslo : capitale verte 2019 de l’Europe, qui veut réduire de 95% les émissions de CO2 du transport à horizon 2030
  • Barcelone : ville qui a inventé les « superblocks » pour rendre la ville aux piétons et aux vélos.
  • Strasbourg : médaille d’or en France pour l’utilisation du vélo.
  • Grenoble : médaille d’argent pour le vélo.
  • Bordeaux : médaille de bronze, le vélo y est trois fois plus utilisé qu’à Paris.
  • Madrid : une « aire de trafic limité » protège le centre-ville ; les habitants se battent pour la conserver, à l’encontre de la nouvelle municipalité.
  • Londres : une expérience grandeur réelle de péage urbain.

3. Diviser par deux le trafic routier à Paris d’ici 2025, comment ?

Protéger les piétons, inscrire dans l’espace public leur priorité absolue, rendre piétons les abords des écoles, et faire passer l’ensemble de la ville en zone 30. (Voir les analyses de la rue de l’avenir)

Développer l’usage du vélo, créer un réel réseau vélopolitain, multiplier le stationnement facile. (Voir les propositions de MDB)

Restreindre l’usage des véhicules motorisés au strict nécessaireLes solutions qui ont fait leur preuve ailleurs ne manquent pas : les zones à trafic limité, les plans de circulation bannissant le trafic de transit, la réduction du stationnement de surface ou l’instauration d’un péage urbain.

 Pour aller plus loin

Livre blanc des inCOPruptibles sur la voiture à Paris

La carte interactive de Respire sur la pollution de l’air aux abords des écoles

Living Moving Breathing – Ranking of European Cities in Sustainable Transport”, une étude comparative de Greenpeace